
La réalité des fêtes de fin d’année est souvent loin de l’image d’Épinal d’un Noël doux, chaleureux, avec toute la famille, tout sourire, réunie autour d’une table éclairée à la bougie. Déculpabilisons : dans la majorité des familles, il y a des disputes et des contrariétés derrière cette vitrine !
Les tablées de fin d’année peuvent même devenir une véritable source d’angoisse, notamment pour les familles recomposées, celles qui rencontrent des difficultés financières, ou encore pour les couples qui essayent d’avoir un enfant, sans y parvenir pour le moment.
Noël et les fêtes de fin d’année : une période qui peut être douloureuse pour les couples essayant d’avoir un enfant
Que l’on soit en projet bébé ou en parcours de PMA, sans succès pour le moment, essayons déjà de ne pas ajouter de la culpabilité à cette situation difficile. « Il y a une véritable injonction au bonheur lors des fêtes de fin d’année, une injonction à “réussir Noël”, accentuée par les réseaux sociaux, avec une mise en scène qui crée beaucoup de pression », détecte Pauline Dujardin, psychologue clinicienne.
Tentons donc, en premier lieu, de faire de la place à notre sentiment de tristesse, de déception, voire d’angoisse. « Noël est certainement la période de l’année qui attise le plus cette douleur, reconnaît Pauline Dujardin, puisque l’imaginaire qui l’entoure est centré sur la présence d’enfants qui déballent des cadeaux sous le sapin. »
En projet bébé ou processus de PMA : se protéger pendant les fêtes de Noël
Comme toujours, le meilleur moyen d’alléger la situation, c’est la communication. Si on s’en sent capable, expliquons à notre famille que nous sommes affligés par le ou les obstacles dans notre parcours pour avoir un enfant et que nous aimerions que cette discussion ne surgisse pas pendant les fêtes de fin d’année, qu’on nous laisse un peu d’espace, etc.
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Si on n’a pas envie de le dire à tous les membres de la famille que nous croiserons, peut-être peut-on recourir à une personne de confiance pour faire passer le message. Demandons à notre frère, notre mère ou notre grand-père de glisser à toute la famille qu’il vaudrait mieux arrêter de nous sauter dessus à chaque réunion familiale pour savoir “C’est pour quand le bébé ?”, que ça ne les regarde pas et que c’est gênant pour tout le monde ! Pas besoin de s’étendre plus que cela.
Et puis, si c’est au-dessus de nos forces, accordons-nous un “Noël bulle”. « Je recommanderais tout de même de l’expliquer pour éviter les messes basses dans la famille, mais il est tout à fait entendable de dire : “C’est la x FIV qui échoue. Là, les neveux et nièces sous le sapin, c’est trop dur », incite la psychologue.
Que notre famille soit réceptive ou non, cette honnêteté ne peut que nous faire du bien pour pouvoir profiter d’un Noël à nous : en amoureux devant un film doudou, avec des amis qui ne célèbrent pas les fêtes en famille (ce qui évite l’enjeu transgénérationnel) ou, si on peut se le permettre économiquement, avec un voyage qui nous changerait les idées !