
Depuis la loi de bioéthique de 2021, la congélation des ovocytes n’est plus seulement accessible sur raison médicale, mais simplement dans le but de préserver sa fertilité et de pouvoir faire le choix d’avoir des enfants plus tardivement.
En France, les femmes peuvent donc désormais s’inscrire dans un centre habilité à la conservation des ovocytes peu importe leur situation maritale, qu’elles soient en couple avec un homme, une femme ou seule. Il faut toutefois répondre à d’autres conditions pour y avoir accès.
Jusqu’à quel âge peut-on procéder à une congélation de ses ovocytes ?
Mary Loux, gynécologue au sein de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris), indique que les seules conditions, aujourd’hui, qui peuvent empêcher une femme d’accéder à la congélation de ses ovocytes, en France, sont liées à son âge. « Il faut avoir entre 29 et 37 ans pour en avoir le droit », relève-t-elle.
Si ces conditions sont respectées, le processus en amont de la conservation, soit la stimulation ovarienne et la ponction, sont entièrement pris en charge par la Sécurité sociale. Le coût d’une congélation ovocytaire est donc uniquement celui de la conservation, de l’ordre d’une quarantaine d’euros par an.
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Chaque année, il sera demandé à la patiente ce qu’elle souhaite faire de ses ovocytes congelés. Il est possible de les conserver, de les utiliser, de les donner ou de les détruire. Légalement, en France, il n’est pas possible de procéder à une PMA avec ses ovocytes congelés après l’âge de 45 ans.
À quel âge s’inscrire pour pouvoir congeler ses ovocytes ?
Selon l’Agence de la biomédecine, fin 2023, plus de 26 000 demandes avaient été effectuées pour avoir accès à la congélation des ovocytes. En moyenne, le délai d’attente pour obtenir un premier rendez-vous, puis entre chaque rendez-vous, est de 10 mois. La moyenne passe même à 14 mois en Île-de-France.
« La demande est forte, les délais sont longs, donc la plupart des centres refusent les patientes à partir de leur 36e anniversaire, parce qu’ils savent qu’elles n’auront pas le temps d’effectuer tout le processus avant leurs 37 ans. C’est donc un projet qui doit être anticipé », encourage la gynécologue. Pour que les conditions soient optimales, il est recommandé d’effectuer la ponction avant l’âge de 35 ans et donc de prévoir les premiers rendez-vous aux alentours de ses 33 ans.