Sep 25, 2026 | Les Premiers Moments

Céline Dion : comment elle a brisé le tabou de l’infertilité

 

Parler de ses difficultés à avoir un enfant à la télévision, raconter ses injections, ses tentatives de FIV, une fausse couche… Aujourd’hui, les témoignages de personnalités sur leur parcours de PMA sont devenus beaucoup plus fréquents. Mais au début des années 2000, rares étaient les stars qui acceptaient de raconter aussi précisément ce qu’elles vivaient. Céline Dion, elle, n’a jamais vraiment cherché à cacher son parcours. Pour devenir mère, puis pour agrandir sa famille, la chanteuse a connu les traitements, les échecs et l’attente. Et elle en a parlé publiquement, avec la franchise et le naturel qu’on lui connaît.

 

Six ans d’attente avant la naissance de René-Charles

Céline Dion et René Angélil ont longtemps espéré devenir parents. Pendant près de six ans, le couple essaie d’avoir un enfant, sans succès. La chanteuse décide alors de mettre sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à ce projet de famille. Le couple se tourne finalement vers la fécondation in vitro. La première grossesse de Céline Dion est obtenue grâce à une FIV. Et contrairement à ce que font beaucoup de célébrités à l’époque, elle choisit de raconter les coulisses de cette grossesse. En 2002, interrogée par Larry King, elle décrit notamment les injections quotidiennes qu’elle devait réaliser dans le cadre du traitement. “C’est un long processus, il faut beaucoup de patience. […] et cela implique beaucoup de piqûres”, explique-t-elle. Le 25 janvier 2001, René-Charles vient au monde. Après six années d’attente, Céline Dion est enfin maman. À l’époque la chanteuse est âgée de 32 ans et son époux en a 58.

 

Une fausse couche et des tentatives qui échouent

Pour agrandir leur famille, Céline Dion et René Angélil recommencent les traitements. Mais cette fois, les choses sont encore plus difficiles. Après avoir annoncé une nouvelle grossesse, René Angelil informe en 2009 que la chanteuse a fait une fausse couche. “C’est la vie, vous savez ? Beaucoup de gens vivent la même chose, mais on n’en parle pas”, avait-elle expliqué un an plus tard chez Oprah Winfrey.

Céline Dion raconte avoir déjà vécu plusieurs tentatives infructueuses. “Nous avons essayé quatre fois. La première fois, nous avons fait une fausse couche. Les trois autres fois, ça n’a pas marché.” Céline Dion parle alors d’une expérience que beaucoup de femmes vivent encore dans le silence : l’attente entre deux tentatives, l’espoir qui renaît puis la déception lorsque la grossesse ne tient pas ou que la FIV échoue.

Malgré ces échecs, elle décide de poursuivre. Une cinquième tentative est envisagée, puis une sixième. À cette période, la chanteuse explique aussi pourquoi elle accepte de parler aussi ouvertement de ce parcours. “J’ai toujours été très ouverte”, confie-t-elle. Son témoignage n’est pas seulement destiné à raconter sa propre histoire : elle sait que d’autres femmes vivent les mêmes difficultés.

 

Elle attend des triplés… avant de perdre l’un des bébés

En 2010, Céline Dion est enceinte. Cette fois, trois embryons se développent dans un premier temps. La chanteuse attend donc des triplés. Mais au cours de la grossesse, l’un des trois bébés cesse de se développer. Céline Dion choisira plus tard de raconter cet épisode avec beaucoup de délicatesse. “Il y avait trois bébés”, explique-t-elle. “Un petit bébé a simplement décidé de se retirer pour donner aux deux autres une meilleure chance de bien survivre.” Même si elle sait que les deux autres bébés vont bien, cette disparition reste présente dans son esprit. “Je pense toujours à celui qui s’est retiré et qui n’est pas là aujourd’hui”, confie-t-elle. En octobre 2010, Céline Dion donne finalement naissance à ses jumeaux, Eddy et Nelson.

Céline Dion a connu toutes les difficultés : les fausses couches, les FIV, le long parcours PMA avec ses espoirs et ses peines. Elle est aujourd’hui mère de trois grands garçons. À une époque où ces sujets étaient encore rarement abordés par les personnalités publiques, Céline Dion a donc choisi de montrer l’envers du décor. Sans cacher les moments difficiles, ni donner l’impression que la FIV était une simple étape avant une grossesse réussie. Une parole qui, près de 25 ans plus tard, résonne encore particulièrement auprès des femmes qui connaissent à leur tour ces parcours semés d’espoir et de déceptions.