
La fertilité est influencée par de nombreux facteurs : l’âge, la santé globale, le mode de vie et même l’environnement. Si certains éléments échappent à notre contrôle, il existe toutefois des moyens naturels d’optimiser ses chances de concevoir. Sans remplacer un avis médical, ces approches peuvent constituer une base solide pour améliorer sa fertilité.
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Est-il possible d’améliorer sa fertilité naturellement ?
Tout d’abord, la gynécologue obstétricienne spécialisée en fertilité, Lauren Sebbag, préfère être claire, « il n’y a pas de solutions miraculeuses, mais on peut mettre en place certaines choses au quotidien pour tenter d’augmenter ses chances de conception ».
Voici 5 bons réflexes à adopter pour mettre toutes les chances de son côté
1. Avoir une alimentation équilibrée
« Une femme souhaitant avoir un enfant doit avoir une alimentation assez équilibrée (riche en fruits, légumes, protéines et acides gras essentiels) », explique la praticienne.
Il ne s’agit pas de se priver, mais de miser sur de bons aliments pour que le corps se sente en forme pour concevoir un enfant.
2. Adopter un mode de vie sain
« On déconseille aussi le tabac et l’alcool en grande quantité, et il est important de pratiquer régulièrement une activité physique », poursuit la spécialiste.
Des habitudes quotidiennes, parfois anodines en apparence, peuvent avoir un impact direct sur la fertilité.
3. Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens
« Il est recommandé d’éviter les perturbateurs endocriniens (présents dans les cosmétiques et les produits d’hygiène comme les crèmes, les shampooings, les parfums ou le maquillage, ainsi que dans certains produits ménagers. On en trouve aussi dans l’alimentation », explique la gynécologue. Il existe aujourd’hui des applications susceptibles de vous dire où se trouvent les perturbateurs endocriniens.
Les plus connus étant :
- le bisphénol A (BPA) : présent dans certains plastiques et tickets de caisse ;
- les phtalates : utilisés pour assouplir les plastiques (emballages, cosmétiques, parfums) ;
- les parabènes : conservateurs dans certains produits de beauté ;
- les pesticides : présents sur certains fruits et légumes non bio ;
- les PCB (polychlorobiphényles) : polluants industriels persistants ;
- les dioxines : issues de la pollution industrielle et de certaines combustions.
4. Eviter le stress
Le stress influence la fertilité, car il agit directement sur le système hormonal. Quand le corps est soumis à une pression prolongée, il produit davantage de cortisol, une hormone conçue pour gérer les situations de danger. Le problème, c’est que ce mécanisme envoie un signal clair au corps : ce n’est pas le bon moment pour se reproduire.
Chez la femme, ce dérèglement peut perturber l’ovulation. Elle peut devenir irrégulière, décalée, voire s’arrêter temporairement dans certains cas, comme dans l’aménorrhée. Même lorsque les cycles continuent, ils peuvent être moins prévisibles, ce qui rend plus difficile l’identification de la période fertile.
Le stress agit aussi de manière indirecte. Quand on est tendu ou fatigué, on dort moins bien, on mange souvent moins équilibré, et on adopte plus facilement des habitudes qui nuisent à la fertilité. Petit à petit, ces déséquilibres s’accumulent et créent un terrain moins favorable.
La pression liée au désir d’enfant peut aussi avoir un impact. L’attente, les déceptions répétées, ou même le fait de “devoir” y penser au bon moment peuvent transformer quelque chose de naturel en source d’angoisse. Et ce climat n’aide pas le corps à fonctionner de manière optimale.
L’idée n’est pas d’éliminer complètement le stress, car ce serait illusoire, mais plutôt d’éviter qu’il s’installe de façon chronique et qu’il prenne le dessus sur l’équilibre global du corps.
Il existe plusieurs techniques pour faire le vide et ne pas laisser le stress nous atteindre. Parmi celles-ci, la méditation, la respiration profonde, le yoga, ou encore la marche en nature.
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5. Soutenir la fertilité masculine
La fertilité ne concerne pas uniquement les femmes. Les hommes peuvent aussi “maximiser leurs chances” de concevoir en :
- évitant la chaleur excessive (bains chauds fréquents, ordinateur sur les genoux) ;
- adoptant une alimentation riche en zinc et en antioxydants ;
- réduisant les sources de stress au quotidien et améliorant le sommeil ;
La qualité du sperme pourrait s’améliorer en quelques mois avec de bonnes habitudes.
Infertilité : quand consulter un professionnel de santé ?
Si la grossesse ne survient pas après 12 mois d’essais (avant 35 ans) et 6 mois (après 35 ans), il est conseillé de consulter un professionnel de santé. Les méthodes naturelles sont utiles, mais ne doivent pas retarder un diagnostic, si cela semble nécessaire.
Le plus important dans le processus de conception est de toujours rester positif (bien que cela ne soit pas toujours facile). Si on sent que cela devient difficile au quotidien, il ne faut pas hésiter à consulter un psychologue pour un suivi tout au long de ce parcours parfois éprouvant.